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Melanie Bechard

Portrait d’une boursière de la Reine Elizabeth : Zohra Lakhani

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Zohra Lakhani terminait sa première année de maîtrise en enseignement à l’Ontario Institute for Studies in Education (OISE) de l’University of Toronto lorsqu’elle a entendu parler par un gestionnaire de liste de diffusion du programme de Bourses de la Reine Elizabeth (BRE).

« C’est exactement ce que je cherchais », a-t-elle confié.

Mme Lakhani avait choisi de faire une première année de formation intensive pour avoir le temps durant sa seconde année de faire un stage à l’étranger, même si elle ne savait pas alors comment elle s’y prendrait. Elle voulait voyager dans le cadre de ses études, mais elle n’avait pas les ressources pour financer seule ce séjour. Le programme BRE répondait donc parfaitement à ses aspirations.

Le programme de Bourses canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, ou programme BRE, vise à mobiliser un réseau mondial dynamique de jeunes leaders. L’objectif : favoriser des retombées durables, au Canada et à l’étranger, grâce à des échanges interculturels axés sur la formation, la recherche et l’expérience professionnelle à l’échelle internationale.

Les boursiers sont sélectionnés par leur université d’attache pour participer à des programmes existants dispensés par des universités partenaires à l’étranger. Ces programmes s’inscrivent dans d’importants enjeux locaux, nationaux et mondiaux.

Mme Lakhani avait déjà travaillé au Kenya. Elle espérait y faire un stage afin de poursuivre ses recherches sur les récentes réformes des programmes d’enseignement kényans. Bien que le programme BRE lui ait permis de réaliser cet objectif, son stage avec une professeure à l’université de Nairobi a, contre toute attente, changé l’orientation de ses travaux et ses objectifs de carrière.

Le Kenya abrite deux des plus importants camps de réfugiés au monde : Dadaab dans l’est et celui de Kakuma au nord-ouest. Ces deux camps accueillent des réfugiés depuis plus de 20 ans. Certains d’entre eux, arrivés dès le début dans les années 1990, y élèvent maintenant leurs enfants et leurs petits-enfants. L’éducation y est un enjeu permanent.

« Il faut investir davantage dans l’éducation des réfugiés, a expliqué Mme Lakhani. Leur situation n’est pas temporaire. Nous ne pouvons laisser ainsi des gens en plan. »

Son stage lui a offert la possibilité d’effectuer des recherches dans le domaine de l’éducation des réfugiés et lui a permis de constater l’impact d’un tel enjeu sur un pays qui accueille des centaines de milliers de réfugiés.

« Je veux maintenant poursuivre ma carrière dans l’éducation en contexte d’urgence et en enseignement aux réfugiés. »

Les crises migratoires trouvent souvent leur origine dans les bouleversements politiques et économiques. Lorsque des citoyens de ces pays doivent fuir pour assurer leur sécurité, les possibilités d’éducation deviennent quasi nulles.

« Comment reconstruire un pays et former des chefs de file si seulement un pour cent des réfugiés dans le monde ont accès à un enseignement postsecondaire ?, demande Mme Lakhani. L’éducation donne aux réfugiés les moyens de retourner chez eux et de rebâtir leur pays. »

En plus de mener des recherches, Mme Lakhani a pu présenter ses travaux antérieurs sur les réformes des programmes d’enseignement du Kenya dans le cadre de deux congrès universitaires, dont l’un à Embu, une région plus rurale. C’était la première fois qu’elle présentait ses recherches.

« La bourse du programme BRE m’a permis d’être là au bon moment pour présenter mes travaux à ceux et celles que le sujet intéressait le plus. »

« Nous avons besoin d’expériences de ce genre, pour comprendre, apprendre et nous engager, a-t-elle affirmé au sujet du programme BRE. Ce sont des séjours inoubliables et extrêmement bénéfiques, surtout pour les jeunes Canadiens. »

Depuis son retour d’un stage de trois mois en juillet, Mme Lakhani n’a de cesse d’encourager ses collègues de l’OISE à vivre des expériences similaires.

« Mon objectif est de parler du programme BRE et d’inciter mes collègues à explorer les occasions de stage ou d’études à l’étranger. Les Canadiens ont cette chance extraordinaire de pouvoir séjourner à l’étranger. »

Lorsqu’interrogée sur ses plans d’avenir, elle répond qu’elle terminera sa maîtrise en enseignement, puis évaluera les possibilités de carrière dans le domaine.

« Je n’ai pas un seul plan bien défini, dit-elle. Mes perspectives de carrière vont plutôt en s’élargissant. »

À la suite de ses recherches, elle aimerait travailler auprès d’organismes d’éducation en situation d’urgence. Elle entend surtout accroître ses compétences en éducation des réfugiés et jouer un rôle positif dans le monde.

« Je continue d’explorer. Je continue d’apprendre. »

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Le monde évolue. Pour avancer, les jeunes et futurs leaders canadiens doivent être au fait de ce qui se passe ailleurs. Or, seulement 3,1 pour cent des étudiants canadiens participent annuellement à des programmes d’études ou d’échanges internationaux. Il s’agit de l’un des taux les plus faibles des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La Fondation Rideau Hall est fière de collaborer avec Universités Canada et les Fondations communautaires du Canada au programme BRE. Ensemble, nous contribuons à faire des jeunes Canadiens des citoyens du monde et à attirer au Canada les jeunes les plus compétents et les chefs de file mondiaux dans le domaine de la recherche.

Étendre la portée du programme BRE pour soutenir les chercheurs de niveau supérieur

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L’apprentissage à l’étranger présente de nombreux avantages indéniables, comme le constate l’étude Éducation mondiale pour les Canadiens : Outiller les jeunes Canadiens pour leur réussite au Canada et à l’étranger, publiée en novembre 2017. Ces avantages comprennent l’acquisition de compétences comme l’adaptabilité, la résilience, l’esprit d’équipe, la conscience interculturelle, la capacité de tisser des liens à l’échelle mondiale ainsi que le renforcement de valeurs telles que l’ouverture et l’inclusion, essentielles à la réussite du Canada comme société diversifiée et prospère.

Le programme de Bourses canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, ou programme BRE, est un programme international de mobilité pour les étudiants, conçu pour faire émerger la prochaine génération de chefs de file mondiaux. Le programme BRE a vu le jour en 2012 pour souligner le 60e anniversaire de l’accession au trône de Sa Majesté la reine Elizabeth II. Trois organismes — la Fondation Rideau Hall, Universités Canada et les Fondations communautaires du Canada — ont uni leurs forces pour mettre sur pied ce programme. Trois ans plus tard, les premiers boursiers de la reine Elizabeth amorçaient des séjours d’échanges interculturels dans les pays du Commonwealth.

Pendant la première phase du programme BRE, des universités canadiennes ont envoyé près de 800 étudiants dans des stages de travail et d’études de trois mois à l’étranger et ont accueilli 240 étudiants internationaux dans chaque province du Canada.

IDRC logo

En 2016, le généreux soutien financier du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) a permis au programme BRE d’étendre sa portée au-delà des frontières du Commonwealth, au-delà aussi des niveaux initiaux des 1er et 2e cycles, et de mettre l’accent sur les étudiants venus au Canada en provenance de l’hémisphère sud.

Cette phase élargie du BRE d’origine, du nom de Chercheurs de niveau supérieur (BRE-CNS), s’appuie sur la longue expérience du CRDI, reconnu comme l’un des principaux organismes mondiaux de soutien au développement de la recherche. Elle a permis la création d’échanges bilatéraux uniques. Des chercheurs doctoraux, postdoctoraux et en début de carrière dans des pays à revenu faible et intermédiaire ont maintenant un meilleur accès à des études, à une formation et à du mentorat de pointe essentiels pour être à l’avant-garde de l’innovation. De leur côté, les chercheurs canadiens découvrent davantage les contextes de développement, les réseaux de recherche ainsi que les secteurs industriels et universitaires de l’hémisphère sud, dans le cadre d’interactions internationales essentielles pour devenir des chefs de file dans des environnements de travail concurrentiels à l’échelle mondiale.

Le programme a aussi comme particularité d’offrir aux participants des occasions directes de travailler avec des intervenants clés en développement pour, entre autres, favoriser la prise en charge locale dans le but d’améliorer la santé, l’accès à l’éducation et l’adaptation aux changements climatiques, et de stimuler le développement économique.

« Le CRDI s’est engagé à soutenir les leaders de demain qui trouveront des solutions aux enjeux nationaux et mondiaux toujours plus complexes, a déclaré M. Jean Lebel, président du CRDI. En collaborant avec la Fondation Rideau Hall, les Fondations communautaires du Canada et Universités Canada au sein du BRE – Chercheurs de niveau supérieur, nous nous assurons que la prochaine génération de chefs de file contribuera à favoriser des économies plus dynamiques, des sociétés plus prospères et des changements positifs à grande échelle par la recherche appliquée, l’innovation et la collaboration. »

SSHRC logo

Grâce à la contribution visionnaire de 10 millions $ du CRDI et de celle de 2,5 millions $ du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), cette deuxième phase du programme BRE prévoit la participation de 450 nouveaux chercheurs à des projets de recherche internationaux, ce qui renforcera l’échange de talents entre le Canada et d’autres pays.

Consultez la liste complète des propositions retenues pour le programme BRE – Chercheurs de niveau supérieur.

Le programme BRE existe grâce au leadership de la Fondation Rideau Hall, en collaboration avec Universités Canada et les Fondations communautaires du Canada.

Nouvel appel de proposition

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Suite à des appels de propositions BRE très réussis en 2014 et 2016, Universités Canada, la Fondation Rideau Hall, et les Fondations Communautaires du Canada sont heureux d’annoncer le lancement d’un troisième appel à propositions.

Le programme Bourses canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II (BRE) a été créé afin de favoriser la mobilité du talent entre le Canada et d’autres nations. Il vise à former la prochaine génération de leaders et de bâtisseurs de collectivités en offrant des expériences universitaires, professionnelles et interculturelles enrichies, et en favorisant l’engagement communautaire durable à l’échelle locale et mondiale.  Nous avons présentement soixante et onze projets gérés par quarante-deux universités canadiennes avec plus de mille bourses déjà octroyées.

Concours de 2017
Les universités canadiennes sont invitées à soumettre des propositions de projets pluriannuels dans le but d’obtenir un financement allant jusqu’à 300 000 $CA pour des projets d’une durée maximale de quatre ans. Chaque université canadienne peut  soumettre une proposition en réponse à l’appel de propositions de 2017. Environ six millions de dollars canadiens seront accordés dans le cadre de ce concours.

Les projets doivent appuyer des étudiants canadiens qui effectuent des stages à l’étranger ou des étudiants étrangers aux cycles supérieurs qui effectuent des études au Canada. Toutes les activités financées dans le cadre du programme BRE doivent mener à l’obtention de crédits universitaires.

Le programme exige des boursiers qu’ils prennent part à des activités de développement du leadership et d’engagement communautaire, et qu’ils soient actifs au sein du réseau de boursiers de la reine Elizabeth II.

Veuillez consulter les documents suivants:

Lignes directrices

Formulaire de demande

Foire aux questions

Pour toute question, veuillez communiquer avec Jeanne Gallagher, Gestionnaire, Bourses internationales à BRE2017@univcan.ca. La Foire aux questions sera mise à jour chaque semaine.